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Marché du travail

Confinement : comment s’organise le télétravail ?

Jadis limité à une à deux journées par semaine, le télétravail est, en quelques jours, devenu la norme pour toutes les entreprises capables de poursuivre leur activité à distance. Comment s’organisent les entreprises dans ce contexte exceptionnel ?

Depuis le 17 mars à 12h00, « le télétravail est la règle pour tous les postes qui le permettent ». Sur les 18,2 millions de salariés que compte le secteur privé, on estime qu’un peu moins de la moitié (43 %) ont la possibilité de poursuivre leur activité à distance, soit un total de 8 millions de personnes qui, désormais, exercent leur activité professionnelle depuis leur domicile.

Pour les entreprises, il a fallu s’organiser rapidement. De fait, avant l’instauration du confinement, et selon les chiffres livrés par la Dares (direction de l’Animation de la recherche, des Études et des Statistiques), seul un cadre sur dix était en télétravail au moins une fois par semaine. Les cadres commerciaux, les ingénieurs de l’informatique, les professionnels de la communication ainsi que les cadres des services informatiques étaient les métiers les plus enclins à télé-travailler.

Des innovations technologiques à disposition des entreprises

La poursuite de l’activité a nécessité de nombreuses adaptations de la part des entreprises. Celles-ci ont la possibilité de s’appuyer sur des logiciels dédiés, permettant l’organisation du travail en ligne, le suivi des tâches à réaliser, ou encore les réunions en visio-conférences. Pour les accompagner, le secrétaire d’État chargé du Numérique, Cédric O, a lancé un « appel » à destination des entreprises de la Tech : « Nous souhaitons que les entreprises du numérique se mobilisent dans cette crise et qu’elles fassent en sorte de mettre leurs services à disposition, soit de manière gratuite, soit avec des tarifs réduits ». Plusieurs éditeurs de logiciels ont répondu à l’appel, à l’instar de Cisco Webex Meeting, Atolia ou encore Klaxoon, start-up française spécialisée dans les outils collaboratifs.

Une réadaptation nécessaire, notamment pour les entreprises de taille intermédiaire

Reste que pour les chefs d’entreprises, il a fallu lever plusieurs freins techniques et logistiques, comme l’explique Stéphane Soudeix, Directeur général délégué de Cbp Group, une entreprise spécialisée dans l’assurance emprunteur, totalisant 750 collaborateurs, dont de nombreux dédiés au back office. « Certains de nos collaborateurs ont été équipés d’ordinateurs portables, tandis que d’autres utilisent leur propre matériel. Pour la téléphonie, nous avons trouvé la solution en passant, non pas par les lignes téléphoniques, mais par la box Internet. Notre informatique étant dans le Cloud, elle est administrable à distance. Après quelques jours de mise en place, nous sommes revenus au niveau d’avant-crise ».

Avec cette organisation, le groupe est parvenu à minimiser les déplacements sur site, seules 9 personnes se rendent dans les locaux de l’entreprise plusieurs fois par semaine afin de scanner les demandes arrivant par courrier postal et de les transférer ensuite aux collaborateurs en home office.

C.C.

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Professeur des universités en psychologie du conseil et de l'orientation à l’Institut national d'étude du travail et d'orientation professionnelle (Cnam-Inetop), Jean-Luc Bernaud a créé en 2012 un dispositif qui vise à accompagner les salariés ou demandeurs d’emploi dans leur recherche de sens, au travail, mais aussi dans la vie et, ainsi, à faire des choix éclairés lors de transitions professionnelles. Selon lui, trouver du sens, notamment dans son travail, est fondamental et protecteur.

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