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Marché du travail

Des cadres de plus en plus mobiles

64% des cadres envisagent une mobilité professionnelle dans les trois ans à venir selon une enquête réalisée auprès de 4 000 cadres du privé.

Mobilité des cadres

30.6

Un cadre sur trois (30,6%) a changé de poste en 2017 selon le baromètre annuel de l’Association Pour l’Emploi des Cadres (Apec).

Un cadre sur trois (30,6%) a changé de poste en 2017, selon le baromètre annuel (*) de l’Association Pour l’Emploi des Cadres (Apec). Ils étaient 28% en 2016 et 25% en 2015. « Pour un peu plus de 8% des cadres, il s’agit d’un changement d’entreprise, pour 9%, un changement de département et/ou de service, d’établissement ou d’une évolution importante du contenu du poste », précisent les auteurs de l’étude. Pour l’Apec, le contexte économique n’y est pas pour rien dans cette tendance à la mobilité. « La consolidation de la croissance s’est accompagnée d’effets positifs sur l’emploi : près de 269 000 emplois marchands ont été créés en France en 2017 selon l’Insee », indique le rapport. Et 2017 est la 5e année consécutive de hausse des créations de postes de cadres en France.

Mobilité externe et interne

Ainsi, plus de 8% des cadres en activité ont changé d’entreprise, soit une progression de 1,4 point sur un an, le taux le plus haut enregistré depuis le début de la mesure effectuée en 2009, indique l’Apec. L’étude fait également apparaître que plus les cadres sont âgés, moins le taux de mobilité externe est important (4% chez les plus de 50 ans contre 23% chez les moins de 30 ans). À noter que plus de six cadres sur dix ont connu une période de mobilité sans connaître de chômage, soit une progression de trois points sur un an, note l’Apec. Dans 58 % des cas, les cadres sont à l’initiative de leur départ. 12% l’ont fait pour augmenter leur rémunération, 14% afin de quitter un environnement difficile et 18% parce qu’ils n’avaient pas le choix.
Sans surprise, ce sont dans les grandes entreprises (plus de 50 salariés) que les opportunités de changement sont les plus fréquentes. Selon l’étude, « plus les cadres sont jeunes, plus ils bénéficient de changement en interne », 56% pour les moins de 30 ans, contre 23 % pour les plus de 50 ans. Au total plus de 22 % des cadres ont connu une mobilité en interne, qu’il s’agisse d’un changement de poste en interne (8,5%) ou d’un changement de service ou d’évolution du contenu (14 %). L’association note « une véritable césure entre les entreprises de moins de 50 salariés et les autres ». Dans les petites structures, 16% des cadres sont concernés par la mobilité interne contre 25 % pour les entreprises de plus de 250 salariés et plus.

Une « occasion à saisir »

Reste que la conjoncture économique n’est pas la seule responsable des changements enregistrés en interne. « Dans ces grandes entités, les promotions hiérarchiques ou les mobilités fonctionnelles sont structurellement plus fréquentes, de même que les transformations et les réorganisations qui influent sur les mouvements internes », expliquent les auteurs. Ainsi, dans 48% des cas, la mobilité interne découle d’une restructuration ou d’une réorganisation de l’entreprise.
Dans 56% des cas, les mobilités sont à l’initiative de l’entreprise, et une minorité de cadres affirment qu’elle leur a été imposée (15%). Les cadres ont plutôt tendance à considérer que la réorganisation a été une « occasion à saisir » pour gagner en responsabilité (16%), une opportunité (13%) ou une augmentation de compétences (12%). Au total, 48% des cadres estiment que cette mobilité est assimilable à une évolution hiérarchique.

N.S.

(*) Panorama des mobilités professionnelles des cadres, Edition 2018, Association pour l’emploi des cadres

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