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Marché du travail

Dive In Festival : quand le secteur de l’assurance s’attaque à l’inclusion

C’est une initiative venue de Grande Bretagne. En 2015, le monde de l’assurance britannique se fédère et s’organise afin d’imaginer un mouvement dédié au soutien des cultures de travail inclusives. Depuis, le mouvement a fait du chemin, s’étendant à près d’une trentaine de pays. Focus sur ces échanges entre professionnels destinés à partager les bonnes pratiques autour de la diversité.

Publié le 21/10/2019 Mise à jour le 23/10/2019

En anglais, « To Dive In », signifie « plonger ». Le Dive In Festival est l’occasion de plonger au cœur d’une problématique qui a longtemps été éludée au sein des grandes entreprises : celle de la diversité. Pour les assureurs, travailler sur la question de la diversité n’est pas un vain sujet. Il en va de la capacité du secteur à attirer de nouveaux talents et donc à rester compétitif dans un marché du travail en proie à de profondes mutations. « Afin d’attirer les talents pour suivre le rythme du changement, l’assurance doit se concentrer sur sa réputation en tant que grand secteur du travail », préviennent les organisateurs du Dive In Festival depuis Londres. C’est ainsi que trois jours durant, entre le 26 et le 29 septembre 2019, et pour la cinquième année consécutive, les professionnels de l’assurance se sont rassemblés pour des débats et des tables rondes autour des sujets de la diversité. Le festival s’est tenu concomitamment dans 30 villes et a rassemblé quelques 9 000 professionnels venus chercher des retours d’expérience sur les bonnes pratiques autour de la diversité. Genre, origine, nationalité, culture, âge, couleur de peau, orientation sexuelle, religion et opinion, la très grande majorité des sujets du vivre ensemble au sein de l’entreprise ont été abordées.

Le secteur de l’assurance, particulièrement en retard ?

Créé par un groupe d’assureurs britanniques du marché du Llyod’s en 2015, le Dive In Festival fait suite à une prise de conscience : les profils recrutés au sein des grands groupes d’assurance ne sont pas représentatifs de l’évolution de la société. « L’homme blanc, âgé de 30 à 45 ans, au bagage académique conventionnel est surreprésenté au sein des grands groupes d’assurance, au détriment d’autres profils. Pour créer et innover, une entreprise doit être à l’image de la société et faire travailler ensemble des profils diversifiés », constate le pdg d’un groupe d’assurance. Reste que les clichés ont la vie dure. À titre d’exemple : en France, comme à l’étranger, le secteur de l’assurance tend à se féminiser. Cependant, les femmes accédant aux plus hautes fonctions de management restent minoritaires au sein des grands groupes. Elles sont moins de 20% à siéger au sein des comités exécutifs des grandes entreprises.

Quelles initiatives concrètes ?

Le Dive In Festival est l’occasion de donner à voir les bonnes pratiques mises en place au sein des grands groupes. Parmi ces bonnes pratiques, la création d’un poste dédié à la diversité, celui de « responsable diversité et inclusion ». Par ailleurs, les assureurs s’engagent, via la signature de chartes, a l’instar de l’assureur QBE France qui a signé, dès 2017, la charte LGBT de l’association l’Autre Cercle. À travers ce document, le groupe s’engage notamment à créer un environnement inclusif pour les collaboratrices et les collaborateurs LGBT, et à « veiller à une égalité de droit et de traitement entre toutes les collaboratrices et collaborateurs, quelles que soient leur orientation sexuelle et identité sexuelle ou de genre ».

C.S.

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