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Entrepreneurs-étudiants : des Pépites pour réussir

Au nombre de 30, les Pôles étudiants pour l’innovation, le transfert et l’entrepreneuriat (PEPITE) insufflent l’esprit d’entreprise parmi les étudiants. Et les jeunes sont de plus en plus nombreux à franchir le pas.

Créer sa boîte en étant étudiant, c’est possible ! Depuis sa création en 2014, le statut national étudiant-entrepreneur connaît un réel succès auprès des étudiants ou jeunes diplômés qui veulent créer leur entreprise. Ainsi, ils n’étaient que 637 jeunes à en bénéficier durant l’année scolaire 2014-2015, aujourd’hui ils sont 3 576 à posséder ce statut sur plus de 6 000 candidatures.

Un statut protecteur

Il faut dire que le statut national étudiant-entrepreneur offre des avantages très concrets aux jeunes créateurs d’entreprises. Grâce à lui, l’étudiant peut par exemple bénéficier d’aménagements pendant sa formation ou encore consacrer son stage de fin d’études obligatoire à son projet de création de start-up. Il permet également aux jeunes diplômés de conserver les bénéfices du statut d’étudiant le temps de créer leur entreprise (sécurité sociale, tarifs avantageux dans les transports…).

Surtout, les étudiants-entrepreneurs peuvent bénéficier d’un accompagnement au sein de l’un des 30 PEPITE qui existent sur l’ensemble du territoire. Ils y trouvent des conseils, des formations et des pistes pour financer leur projet, mais aussi des espaces de co-working où travailler et des mises en réseau avec d’autres jeunes ayant la même démarche.

En 2016-2017 par exemple, plus de 500 sociétés ont été créées en France par des étudiants-entrepreneurs.

Un accompagnement apprécié des jeunes

La création du statut d’étudiant-entrepreneur a par ailleurs un vrai impact économique. En 2016-2017 par exemple, plus de 500 sociétés ont été créées en France par des étudiants-entrepreneurs. De quoi inspirer nos voisins… « Le dispositif est en train d’être transféré en Belgique, au Maroc, en Tunisie et au Liban », se félicite Jean-Pierre Boissin, coordinateur national du dispositif.

Une étude (*) de 2016 montre que, parmi les points forts du statut d’étudiant-entrepreneur mis en avant par ses bénéficiaires, figure notamment l’acquisition de nouvelles compétences (pour 26%), l’aménagement horaire dans les études (23%), l’accompagnement par le réseau PEPITE (22%), une dynamique d’apprentissage favorisée par le statut (22%), des échanges avec les autres étudiants entrepreneurs (22%), la conservation des avantages propres aux étudiants (20%). « Outre la satisfaction à propos du statut, deux points sont saillants, note Karine Le Rudulier, auteure de l’étude. En premier lieu, 95% des étudiants entrepreneurs sont optimistes pour leur avenir personnel, contre 70% de l’ensemble des étudiants. En second lieu, ils ont un fort engagement dans leur activité et sont concentrés sur leur projet. Pour 52% d’entre eux, c’est le domaine auquel ils accordent le plus d’importance dans leur vie ». Selon l’auteure, « certaines dimensions qui auraient pu être considérées comme des freins n’en sont pas pour la majorité des étudiants-entrepreneurs, telles que le travail en autonomie, la charge de travail et les responsabilités ».

En mai dernier, Banque populaire et Pépite France se sont associés pour créer la Pépite Factory, une association qui permettra aux étudiants-entrepreneurs, dont le projet aura été retenu, de bénéficier d’une aide pour créer leur entreprise (réalisation des démarches administratives, prise en charge des frais d’immatriculation de la future structure, ouverture d’un compte bancaire…).

(*) Premiers retours sur le statut d’étudiant-entrepreneur, Karine Le Rudulier, Informations sociales n° 195, 4/2016