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L’industrie, une attractivité à consolider

L’industrie, un secteur d’avenir ? Certes, elle peine à recruter et à se débarrasser de quelques vieux clichés. Pour autant, l’industrie connaît un regain de confiance dans l’opinion et un intérêt nouveau auprès des jeunes, voire un enthousiasme inédit.

Contrairement à d’autres secteurs comme le bâtiment, le commerce et la distribution, l’image de l’industrie résiste auprès du grand public et ce, dans un contexte socio-économique assez terne (1). C’est d’autant plus significatif que l’industrie a longtemps été associée aux délocalisations et aux fermetures d’usines sur fond de discours passéiste et décliniste.

Au premier trimestre 2019, elle a créé en France 7 500 emplois nets selon l’Insee. Toutefois l’embellie reste fragile car, si elles remplissent les carnets de commande, les entreprises industrielles sont confrontées à une pénurie de candidatures et de main-d’œuvre qualifiée, et à un déficit de compétences plus ou moins marqué selon les territoires.

Une filière qui attire dans son ensemble

Difficile par ailleurs de faire des généralités tant l’industrie reflète de profondes disparités. Elle recouvre en effet une variété de secteurs, une diversité de filières et revêt une mosaïque de métiers au sein de quelques grands fleurons et d’un large tissu de TPE et PMI. Les industries pétrolières, chimiques et agroalimentaires souffrent d’une perception dégradée liée aux pollutions et risques en tous genres.

À l’inverse, le secteur automobile, l’aéronautique et l’aérospatial jouissent d’une image positive. La filière industrielle dans son ensemble attire aujourd’hui 52% des lycéens issus des séries Scientifique et Technologique. La tendance, à la hausse, se confirme dans les domaines de la construction aéronautique et spatiale qui continuent là aussi à alimenter les fantasmes auprès de 31% des jeunes. (2)

Par la diversité de ses métiers et l’évolution des voies d’accès au marché, au-delà de la figure de l’ingénieur, l’industrie représente un gisement d’activités et d’emplois.

Intérêt croissant des Millennials

Soumis à une évolution continue, le secteur ouvre un vaste champ de métiers, traditionnels ou émergents, qui façonnent les nouveaux objets du quotidien et transforment le modèle industriel sous l’impulsion de la robotique, de la simulation virtuelle et du big data.

Pour les jeunes générations, le niveau d’avancement technologique et la capacité d’innovation contribuent à cette bonne opinion qui se nourrit également d’un made in France reconnu au-delà de l’hexagone. C’est encore plus vrai lorsque l’industrie se met au service de la lutte contre le réchauffement climatique, au travers des énergies renouvelables, ou de la digitalisation de l’économie. Les Millennials expriment alors, à 42%, un intérêt croissant pour l’industrie (1) qui, par ailleurs, a besoin de compétences nouvelles fondées sur la maturité digitale, l’autonomisation, le sens de l’initiative et la collaboration.

Renforcer l’attractivité employeur

Par la diversité de ses métiers et l’évolution des voies d’accès au marché, au-delà de la figure de l’ingénieur, l’industrie représente un gisement d’activités et d’emplois. Cela suppose de renforcer l’attractivité employeur en termes de conditions de travail, d’équilibre vie professionnelle – vie privée, et de développement des compétences afin de témoigner de la richesse des métiers et des parcours. Et confirmer ainsi cette tendance qui va dans le sens d’une plus grande confiance.

(1) « Image des entreprises industrielles » – Baromètre d’évaluation sur l’image des entreprises industrielles auprès du Grand Public – Enquête menée par IPSOS pour l’UIMM (édition 2018)

(2) « Les lycéens et l’industrie – Vague 7 » réalisée pour Arts et Métiers ParisTech (mars 2019)

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