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Marché du travail

Quelle importance attachent les jeunes au bien-être dans le travail ?

Et si les jeunes avaient un attachement beaucoup plus fort qu’on le pense à leur carrière et au bien être dans le travail. Plusieurs sondages viennent en tout cas de s’en faire l’écho.

Publié le 01/04/2015 Mise à jour le 16/03/2018

Il y a des entreprises ou il fait bon travailler

… et ce ne sont pas forcément celles que l’on attend. Great Place to Work, société de conseil spécialisée dans la qualité des relations de travail, pour la treizième édition de son palmarès, interrogé 178 607 salariés de 171 sociétés différentes. Les deux sociétés gagnantes, en France, sont deux sociétés de conseils, françaises et jeunes : Davidson consulting est la gagnante parmi les sociétés de plus de 500 salariés pour la 2ème année consécutive devant des grosses multinationales comme  Mars France, Kronenbourg, Pespi Co ou Adidas. Et parmi les moins de 500 salariés c’est Accuracy qui est élue. Elle aussi est dans le palmarès depuis plusieurs années et les deux sociétés ont dès leur création décidé de privilégier l’ambiance de travail et l’attention aux salariés. Deux sociétés persuadées que les salariés ne jugent plus leur employeur sur la seule rémunération mais qu’ils veulent avoir également la possibilité de  se former et de changer de poste tout en restant dans la même entreprise. Les dirigeants de Great Place to Work estiment que beaucoup de salariés français ont compris que leur carrière professionnelle dépend de leur capacité à acquérir de nouvelles compétences, et ils cherchent, quand ils le peuvent, des sociétés qui leur permettent cela. A l’inverse les sociétés qui veulent s’imposer ont intérêt à attirer ce type de salariés et à les garder. Davidson consulting, crée en 2005 et implantée dans les Hauts de Seine a aujourd’hui 1450 salariés (dont plus de 1200 consultants), vient par exemple d’inaugurer un « Davidson campus » avec des petits appartements pour ses nouvelles recrues. La société s’est développée en cherchant à tout prix à fidéliser ses salariés pour éviter de tomber dans le piège de ses concurrents victimes « d’un recrutement peu sélectif en raison du turnover important lié à une perte rapide du sentiment d’appartenance à leur entreprise ». Et visiblement cela fonctionne, le bien-être au travail étant de plus en plus le premier facteur d’adhésion à l’entreprise. Dans ces entreprises où il fait bon travailler, on s’aperçoit ainsi que 75% des salariés affirment vouloir y travailler longtemps et que 87%  jugent que leur entreprise est gérée de « façon honnête et en respectant des règles éthiques »

Pour 86 % des jeunes, réussir sa vie professionnelle est un objectif essentiel dans la vie.

C’est la première conclusion de l’enquête 2015 Prism Emploi Opinion Way sur les moins de 25 ans et l’emploi. Un sur deux considère le travail comme l’une des valeurs les plus importantes dans leur vie, après la vie de famille et sept sur dix, parmi ceux qui ont un emploi, déclarent prendre du plaisir à aller travailler. Ces résultats plutôt étonnants doivent être relativisés en fonction des situations de travail ou de non travail. Ainsi pour les jeunes en poste, l’ambiance au travail s’impose comme le critère le plus important pour qu’ils soient heureux (65 %), devant la rémunération (57 %). De plus, 70 % des jeunes en emploi affirment prendre plaisir à aller travailler. A l’inverse pour ceux qui sont en recherche d’emploi la rémunération reste le premier critère auquel ils prêtent attention (61%) et ce critère s’affirme encore davantage chez les hommes que les femmes (76% contre 48%), qui elles accordent plus d’importance à l’environnement de travail (41 % contre 10 % chez les hommes). Olivier Galland, sociologue au CNRS, spécialiste des questions de jeunesse, constate ainsi que « cette dichotomie entre demandeurs d’emploi et les jeunes dans l’emploi reflète la jeunesse française d’aujourd’hui. L’une est diplômée, plus optimiste, et l’autre, traverse une situation de plus grande précarité. Cela se ressent dans leur vision de l’emploi ».

Six salariés sur dix aimeraient faire du télétravail.

C’est un sondage Odoxa réalisée pour le syndicat professionnel Syntec numérique qui le révèle : 59% des salariés souhaiteraient pouvoir « télétravailler » au moins plusieurs jours par semaine ou seulement de temps en temps. Et ce sont les cadres les plus demandeurs (71% d’entre eux) et les franciliens (63 % le souhaitent). Majoritairement le télétravail séduit par ce qu’il permet de mieux concilier vie privée et vie professionnelle (48%), de ne plus perdre de temps dans les transports (46%) et, par voie de conséquence de faire des économies sur les transports ou les frais de nourriture (36%). Mais la majorité des Français n’y voient pas un gain d’efficacité : seuls 20% estiment que le télétravail leur permettra de travailler moins

Pour les salariés (52%), les obstacles au télétravail sont principalement le fait d’un manque de confiance des employeurs, devant les difficultés matérielles (38%). Un quart des sondés (28 %) évoquent aussi un refus de principe du management d’accepter le télétravail.

Sondage réalisé par Internet les 19 et 20 mars auprès d’un échantillon représentatif de 1.008 personnes âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

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