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Marché du travail

Rencontres de l’emploi 2018 Compétences : « Apprendre à changer »

À l’occasion des Rencontres de l’emploi 2018, organisées par Pôle emploi, la Haut-Commissaire à la transformation des compétences a rappelé les principaux enjeux des mutations du travail.

Publié le 10/04/2018 Mise à jour le 17/04/2018

60% des employeurs considèrent que les compétences comportementales sont plus importantes que les compétences techniques, selon une étude réalisée par Pôle emploi et rendue publique lors des Rencontres de l’emploi qui se sont tenues le 28 mars dernier. La compétence se définit comme la capacité à exercer des activités dans un contexte professionnel donné. Elle se compose de savoirs, de savoir-faire et de savoir-être professionnels (autonomie, capacité d’adaptation, travail en équipe, gestion du stress). Ces soft-skills, dans le langage des ressources humaines, qui « valorisent » les candidats, peuvent aujourd’hui faire la différence auprès des employeurs. En effet, pour la majorité d’entre eux (59%), le critère du diplôme n’est pas « essentiel ».

Pôle emploin compétences

Estelle Sauvat, Haut-commissaire à la transformation des compétences aux 3e Rencontres de l’emploi

Actualiser les compétences

C’est d’ailleurs le message qu’est venue délivrer Estelle Sauvat, la toute nouvelle haut-commissaire au développement des compétences, nommée en novembre dernier. Face à l’obsolescence de certains métiers induite par la révolution numérique, « il est essentiel d’apprendre à changer, quelles que soient les générations », a-t-elle indiqué. Doté de 15 milliards d’euros, le Plan d’investissement dans les compétences (PIC) dont elle a la charge vise ainsi à « accélérer la transformation et accompagner l’effort d’actualisation des compétences ». Il s’agit de « veiller à préparer tous les actifs aux métiers de demain », a déclaré la haut-commissaire pour qui « l’approche par compétences est un formidable vecteur d’inclusion sociale ». Ainsi, un millions de jeunes et un million d’adultes peu qualifiés bénéficieront du dispositif. Il s’agit aussi de « répondre aux besoins des entreprises qui crient au manque de compétences », a souligné Estelle Sauvat. « Nous avons cinq ans pour le faire », a conclu la haut-commissaire.

Acquérir un savoir-être

À l’occasion de ces Rencontres, consacrées au thème de l’approche par compétences dans le recrutement, Karine Meininger, directrice chargée de l’offre de service aux demandeurs d’emplois chez Pôle emploi, a précisé que  20 000 personnes allaient bénéficier en 2018 d’une prestation sur les « savoir-être professionnels », et que leur nombre serait porté à 80 000 en 2019. Il s’agit de « travailler sur la capacité à communiquer, à vendre un peu son potentiel, son talent et travailler sur des dimensions plus personnelles, comme l’autonomie, la réactivité (…) », a-t-elle ajouté. Le directeur général de Pôle emploi, Jean Bassères, s’est déjà dit favorable à une telle prestation. « Je suis frappé de voir que beaucoup d’employeurs, quand on leur demande leurs difficultés de recrutement, évoquent les comportements, il faut qu’on travaille cela », avait-il dit devant les députés en décembre dernier.

N.S.

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