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Marché du travail

Revue de presse du recrutement numérique N°33

Dans cette revue de presse du recrutement numérique, nous revenons sur le package emploi/logement, le recrutement via chatbot et sur les besoins des freelances.

KeeSeek invente le package emploi/logement

L’idée est simple : un travail sans logement proche, ça ne sert à rien. La start-up strasbourgeoise KeeSeek a donc lancé, milieu 2018, une plate-forme en ligne qui propose l’offre d’emploi et le logement possible à proximité. KeeSeek se concentre sur les logements temporaires qui s’accordent avec les emplois saisonniers, les stages, les périodes d’essai avant un CDI ou un CDD. Le logement temporaire reste difficile à trouver sans garantie de solvabilité et la start-up se sert des nouveaux baux mobilité de courte durée. Elle répond ainsi à une forte demande puisque, selon la fondatrice, Marie Pierre Mahé, « chaque année 800 000 jeunes n’acceptent pas d’emploi à cause du manque de logement » et elle rajoute qu’ « en 2020, 71 % des 18-31 ans devront bouger pour travailler. Le logement est un tremplin pour accepter un job. Nous favorisons la sérénité dans l’intégration du salarié sur son nouveau lieu de vie ». Le mécanisme est simple : lorsqu’un employeur trouve un bon candidat, il envoie sur la plate-forme sa promesse d’embauche et une clé d’accès aux coordonnées des bailleurs qui intéressent le candidat recruté. Le bail numérique peut être signé en 48h, sans dépôt de garantie, l’État se portant garant via le bail mobilité.

Le recrutement sans CV ni candidature, mais par robot, est né

Il s’appelle Randy, c’est un assistant virtuel de recrutement, il travaille 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, il est né au sein du groupe Randstad et il est aujourd’hui le plus perfectionné des chatbots pour l’embauche. Il n’a en effet pas besoin de CV, ni de formulaire à remplir, il pré-qualifie les candidats via un système de gamification. Comment cela fonctionne ? « Si vous recherchez un poste de comptable, explique l’Usine Digitale (1), après vous avoir demandé la zone géographique recherchée, Randy va vous adresser une série de questions, sous forme de quiz, sur le métier. Le « process » se poursuit par d’autres questions plus classiques sur votre expérience dans le métier, le type de contrat recherché (CDD, CDI, intérim), votre disponibilité… Avant de passer aux résultats, Randy affiche les offres d’emploi correspondantes, puis suggère de laisser votre numéro de téléphone pour être contacté par un conseiller. Pour aller plus loin et compléter votre profil, des tests de personnalité sont aussi proposés. A l’issue de l’interaction, le chatbot attribue un « score » (non visible par le candidat), basé sur des critères d’urgence et les besoins actuels du bassin d’emploi. Dans la logique « Tech and Touch » du groupe, ces profils présélectionnés sont ensuite envoyés aux consultants qui les recontactent – sur accord préalable du candidat – sous 48 heures ». Les premiers résultats seraient en tout cas concluants, selon Randstad, puisqu’en 6 mois, Randy comptabiliserait déjà 30 000 conversations, 400 000 messages, et un temps moyen de 23 minutes d’échanges par session. Et ce, pour 17 métiers. Il est uniquement présent sur Facebook Messenger.

1 https://www.usine-digitale.fr/article/randy-le-chatbot-de-randstad-qui-preselectionne-les-candidats-sans-cv-ni-formulaire.N805725#xtor=EPR-4&email=missouri@neuf.fr

10 millions de freelances en Europe auraient besoin de plateformes de recrutement numérique

Il y a 10 millions de freelances en Europe. Du coup, Malt, la plateforme de mise en relation entre freelances des métiers du numérique et entreprises, vient de lever 25 millions d’euros pour attaquer le marché. Malt a été créée il y a six ans et depuis dix ans le nombre de freelances aurait augmenté de 126%. « Le marché est totalement en train d’exploser, explique son fondateur Vincent Huguet (1). Nous sommes à un point d’inflexion où les grands comptes sont en train de comprendre qu’ils doivent avoir accès à ces nouveaux talents là où avant ils faisaient appel à leurs partenaires prestataires dans le conseil. Aujourd’hui, ils réalisent qu’ils doivent aussi savoir composer avec les freelances ». De nombreuses plateformes se sont lancées ces dernières années, comme freelance.com, Upwork ou encore Crème de la Crème. La start-up se lance en Allemagne, puis les Pays-Bas et la Belgique suivront en fin d’année. Le marché serait estimé à 300 milliards d’euros (2).

1 https://www.frenchweb.fr/freelances-la-plateforme-malt-leve-25-millions-deuros-avec-leurope-en-ligne-de-mire/347605?
2 https://business.lesechos.fr/entrepreneurs/financer-sa-creation/0600691720960-avec-ses-100-000-freelances-malt-veut-gagner-l-europe-327066.php

Tout savoir sur le recrutement numérique

L’analyse de Oihab Allal-Chérif, professeur à la Neoma Business School, recense à peu près tout ce qui se fait en matière de recrutement numérique et explique comment le métier de recruteur est en train de changer complètement.

https://theconversation.com/rh-les-nouvelles-armes-pour-recruter-les-meilleurs-candidats-110401?

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