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Innovation & Société

S’y retrouver dans la jungle des formations post bac

Que faire d’ici le 20 mars ? Comment ne pas rater son Admission Post Bac et trouver dans la jungle des formations et diplômes, ce qui mène le plus sûrement à l’emploi. Tous les médias s’emparent du sujet. Sélection.

Les Métiers qui embauchent Alternatives Economiques Hors Série n°3 Janvier 2016  9.5€

Charcutier traiteur, ça embauche. Et même beaucoup. Sauf que, jugé peut être peu glamour, le métier est souvent mal fléché par les conseillers en orientation et peu demandé par les jeunes. Résultat, selon Elizabeth de Castro déléguée générale de la Confédération des charcutiers traiteurs, là où il faudrait 2000 jeunes en apprentissage chaque année, il n’y en a que 1400. Chaque année il manque entre 6 et 800 diplômés du niveau CAP à la profession. C’est pourtant un métier qui s’est technologiquement modernisé mais qui est constamment à la recherche de repreneurs pour ses commerces. Le cas des charcutiers traiteurs est raconté dans le hors-série Alternatives Economiques sur « Les métiers qui embauchent ».  Un hors-série qui brasse large et bien : des métiers du Big Data à ceux de la propreté, qui concernent aussi bien des peu ou pas diplômés que des titulaires de Masters, tous les secteurs qui embauchent sont analysés. Et surtout ceux qui ont de la peine à trouver des jeunes. Le commerce de gros est ainsi largement aussi démuni que celui des charcutiers traiteurs. Le commerce de gros c’est «la face cachée du commerce, à laquelle les jeunes et leurs familles ne pensent pas spontanément en termes d’emplois ». Qui connait par exemple le plus gros employeur du secteur, la Sonepar et ses 40 000 salariés, ou le second Rexel, et ses 30 000 salariés. Un secteur où les chambres patronales dénombrent jusqu’à 100 000 postes à pourvoir mais qui a un mal fou à se faire connaitre et à devenir un peu attractif.

Le hors-série (en partenariat avec l’Onisep et France Stratégie) est d’autant mieux fait qu’il recadre certaines idées. En particulier sur les difficultés de recrutement qui, selon Marie Claire Carrère Gée, correspond plus à une faible attractivité des métiers où à une mauvaise adaptation de la formation à l’emploi qu’à toute autre raison. Et la présidente du Conseil d’Orientation pour l’Emploi indique d’ailleurs dans un entretien que les difficultés de recrutement pour un même métier varient fortement selon les régions. Et cela vaut aussi bien pour les ingénieurs et les cadres de l’informatique que pour les assistantes maternelles. Alternatives Economiques a réalisé un tableau de toutes les professions dites en tension ou qui ont simplement des difficultés de recrutement. Il en ressort que tous les métiers en tension sont des métiers qualifiés, que ce soient des métiers ouvrier qualifiés ou du bâtiment, des métiers intellectuels (médecins ou informaticiens) ou des métiers comme cuisiniers. Ce sont tous des métiers qui réclament une formation. Il y a donc à la fois un problème d’adéquation emploi/formation, un problème d’attractivité de certains métiers (commerce de gros ou recyclage) et des questions de rigidité du marché du travail.

 

Les diplômes qui donnent du travail. L’Obs Spécial Diplômes.

C’est un spécial APB (Admission Post Bac), et c’est aussi depuis 15 ans, un numéro rituel de L’Obs qui enquête chaque année sur la véritable valeur des diplômes. Destiné à ceux qui ne savent pas vraiment quel métier ils ont réellement envie de faire, ce spécial diplômes recense à peu près tout ce qui se fait de nouveau et intéressants. Sans aucun préjugé puisque l’hebdomadaire explique, statistiques à l’appui que « les littéraires s’en tirent bien mieux qu’on croit » non seulement grâce à l’Education Nationale mais aussi dans tous les nouveaux métiers au croisement de la technologie et de la communication ou du marketing.  Il explique également la pénurie de Bac + 2 dans l’industrie et la manière dont le numérique ouvre des portes professionnelles à de vrais débutants : il vaut mieux s’orienter vers le numérique sans rien y connaitre que vers la santé qui n’est pas forcément l’eldorado espéré, du moins en termes de carrières « gratifiantes ».

L’Obs se concentre ainsi beaucoup sur les métiers du tourisme lié aux nouvelles technologies, sur l’informatique (« embauche garantie » avec ses 12 000 créations d’emplois par an), le code et les data, ou même le management sportif, l’administration du secteur public ou l’art. Chaque fois un encadré sélectionne les meilleurs diplômes en Bac + 2 ou Bac + 5.

 

« Master mastère : que choisir ? » Le Monde Universités et Grandes Ecoles du jeudi 4 février 2016

Un supplément pour s’y retrouver dans l’offre totalement pléthorique des masters, car la meilleure chance d’avoir un travail rapidement passe par l’obtention d’un master. Or, il y en 7000 dans l’université française, tous quasiment gratuits hors frais d’inscription (300 € en général). La plupart des métiers de demain étant à la croisée de plusieurs compétences ils deviennent de plus en plus abscons (qu’est-ce que la géomatique, la mécatronique ou l’éco-ingéniérie ?). Le supplément du Monde essaie de mettre un peu de clarté dans ce monde confus du master  en s’axant sur les métiers de demain.

 

« Special Masters MBA : La France sort du lot » Supplément aux Echos du 8 février.

Les Echos ont choisi l’optique Bac+5, niveau incontournable pour tout poste de cadre, mais où c’est une véritable jungle où le journal suggère que la Conférence des Grandes Ecoles fasse un peu le ménage, surtout que certaines formations sont entre 10 et 20 000 €. « En formation continue, en particulier, l’imagination des organismes d’enseignement n’a pas de limite pour répondre aux besoins des entreprises. Il existe aujourd’hui près de 400 mastères spécialisés – une marque déposée par la Conférence des grandes écoles dès 1985 – et 90 « masters of science » ou MSC s’adressant à des publics plus jeunes, créés par la même CGE depuis 2002. Depuis la mise en œuvre de la réforme LMD et la création du diplôme d’Etat de master en 2002, les universités se sont lancées, elles aussi, dans le grand bain. Parallèlement à ses 90 masters en formation initiale, l’université Paris-Dauphine développe son offre de formation continue à grande vitesse, au rythme de 3 ou 4 nouveaux programmes par an ». Pour s’y retrouver dans cette jungle et statistiques à l’appui voir ce qui est de plus efficace.

 

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