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Wizbii, le premier réseau social pour ceux qui n’ont jamais travaillé

Wizbii est un réseau futé : il met en liaison des jeunes qui n’ont pas de CV faute d’avoir travaillé mais des idées et des projets à monter. Il a mis du temps à démarrer mais il semble, avec sa récente levée de fonds, devoir trouver sa vitesse de croisière.

« Emplois d’avenir », « Contrats de générations »… L’emploi des jeunes est plus que jamais au centre des préoccupations. Selon l’AFIJ (Association pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes), 61 % des jeunes diplômés en 2012 étaient sans emploi en 2013.
 
Wizbii, un réseau gratuit à destination des étudiants et des jeunes diplômés entend leur donner l’aide dont ils ont besoin. Et ils y mettent les moyens. Le site vient en effet d’annoncer une levée de fonds de 800 000 € grâce au soutien de trois personnalités : Olivier Heckman, fondateur de Multimania et Kewego ; Véronique Di Benedetto, Directrice générale adjointe du groupe Econocom, et Vincent Gentil, Directeur général de Leroy Merlin. Cette somme va leur permettre de renforcer leur audience en travaillant la cooptation entre membres, de finaliser de nouveaux produits de recrutement et de communication pour les entreprises et, surtout, de développer ce qui fait leur ADN, l’entreprenariat. 500 projets de création d’entreprises seraient déjà nés de la rencontre de ces jeunes talents. Dont une start-up, lancée sur Wizbii, Meet my Designer, qui a vu  le jour au début de l’été. Une plateforme de crowfounding dédiée à la mode pour cofinancer les projets les plus ambitieux.
 
Créé il y a deux ans trois jeunes diplômés de Grenoble Ecole de Management, Benjamin Ducousso, Emeric Wasson et Romain Gentil, avec un capital de 318 000 euros (Crédit Agricole, Grenoble Angels, la Banque Populaire des Alpes et Viaduc), Wizbii est né du constat que les grands réseaux professionnels type Viadeo ou Linkedin, n’étaient pas adaptés aux besoins de ceux qui se lancent sur le marché du travail. Et quant à Facebook, contrairement aux Etats-Unis, il offre en France peu d’opportunités d’emploi. Ambitieux, les fondateurs espéraient en deux ou trois ans atteindre les 400 000 inscrits. Trop présomptueux. La plateforme compte aujourd’hui 50 000 jeunes, plus de 600 écoles et peut se targuer de 30 000 mises en relation entre étudiants et entreprises qui recrutent sur le réseau.
 
Grâce à cet accroissement de capital, la marque entend faire nettement mieux. Elle vient d’ailleurs de développer une nouvelle version de son site en lançant le programme « Carrière ». Construit sur trois axes, celui-ci accroit les chances de l’internaute de réaliser son souhait. D’une part, la recherche des offres d’emploi est améliorée et elle permet également d’isoler dans son réseau d’amis et d’écoles, ceux qui peuvent être d’une quelconque utilité. D’autre part, un flux d’actualité agrège celle de son réseau, les nouvelles opportunités d’emploi ou de partenariat qui correspondent au profil du demandeur. Et enfin, des marqueurs de reconnaissances de centres d’intérêts facilitent les mises en relation et la construction de son propre réseau. Ne reste plus qu’à développer Wizbii sur mobile, ce qui ne devrait pas tarder.
            
Florence Raillard

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