Revue de presse du recrutement numérique N°11

Faisons le point sur les innovations et ce qui se dit en matière de recrutement numérique dans la presse. Cette semaine, les Pokemon et Snapchat soutiennent aussi l’emploi, la génération Z est accueillie à bras ouverts dans la jungle… de l’emploi, et les freelances ne sont pas abandonnés sur le bord du chemin. Enfin, quelques regards croisés sur le numérique, la robotique et l’emploi.

Welcome to the Jungle

Le JDN (journal du net) présente longuement l’une des start ups qui montent dans le recrutement, Welcome to the Jungle. Fondée par Jérémy Clédat et Bertrand Uzeel, elle allie de façon originale le recrutement des jeunes diplômés et la valorisation de la marque employeur. « Une description de tâches à accomplir sous forme de liste à puces. Des qualités requises (autonomie, esprit d'équipe…) qui sont les mêmes dans presque toutes les annonces. Voilà à quoi ressemble la majorité des offres d'emploi sur internet. Une situation qui ne correspond ni aux attentes des nouveaux entrants sur le marché du travail qui recherchent du sens, de l'originalité, des possibilités d'épanouissement, ni à celles des employeurs qui ont besoin de cultiver leur marque employeur pour attirer la perle rare ». Le pari de Welcome est fondé sur le fait que les entreprises ont de plus en plus tendance à présenter un projet attractif pour attirer une génération Z qui recherche un salaire raisonnable, mais accorde une importance primordiale à l'esprit d'équipe, la croyance en un projet, la quête de sens. 

> Le Journal du Net

La stratégie Pokemon pour recruter les informaticiens

« Lorsque des jeux comme Pokémon Go ont une portée qui va au-delà de la sphère ludique, porteurs de l’ADN d’une génération de managers geeks, pourquoi les DRH ne transposeraient-ils pas le principe de l’application à leur stratégie de recrutement ? » C’est la question que se posent deux chercheurs enseignants dans The Conversation. Et ils y répondent en suggérant «dans la gestion des talents, d’attraper les Pokémons les mieux adaptés, quels qu’en soient les moyens, et de les entraîner à travailler ensemble ».

> The Conversation

Les Français font confiance au numérique pour créer de l’emploi

Les Français voient l'économie numérique comme une opportunité pour l'emploi en France selon un sondage Elabe - Les Echos - Radio Classique - Institut Montaigne. Six personnes sur dix le voient d'un oeil positif pour l'évolution du travail en France. Une « bienveillance prudente » selon Yves-Marie Cann, le directeur des études politiques chez Elabe. « Les ouvriers qui ont déjà vécu des premières vagues de robotisation sont ceux qui craignent le plus pour leur emploi (ils sont 45 % à voir dans l'économie numérique une opportunité) tandis que les catégories socioprofessionnelles aisées font preuve d'un plus grand optimisme (à 66 %). De façon plus contre-intuitive, alors que les plus de 65 ans sont très ouverts vis-à-vis de ce phénomène (66 %), les jeunes se montrent beaucoup plus méfiants à l'égard de cette numérisation de l'économie : ils sont 51 % seulement à y voir une opportunité ». 

> Les Echos

Robotique, travail, France : mode d’emploi(s) ?

Le consultant Mickael Guerin fait un excellent recensement sur le site des Echos de toutes les études sur la robotique et l’emploi, et sur l’évolution des métiers et des compétences. L’étude LinkedIn/Ernst&Young en particulier sur les tendances mondiales du marché de l'emploi souligne la mutation des métiers en compétences. Par exemple, l'emploi dans les secteurs des achats, de la gestion de projet ou des technologies de l'information et de la communication a baissé de 10 % ces cinq dernières années. Mais cette baisse apparente, à y regarder de plus près, conduit plutôt à la création de compétences socles : des métiers à part entière hier deviennent ainsi des compétences transverses, que l'on trouve au sein des fiches de postes de secteurs tels que la vente ou le marketing.

> Les Echos

5 tendances à suivre pour les Ressources Humaines en 2017

e-rse est une plateforme spécialisé RSE (responsabilité sociétale des entreprises) qui publie une synthèse faite par le cabinet de prospective économique de Glassdoor sur les nouveaux phénomènes qui vont transformer, bouleverser, ou simplement influencer le monde des Ressources Humaines en 2017. Et donc le recrutement…

> E-RSE

Comment Carrefour recrute 40 000 personnes par an

Carrefour reçoit un million de CV chaque année et embauche tous les ans 11.000 nouveaux CDI, 5.500 alternants et 25.000 saisonniers. Toutes ces embauches passent par un unique « Espace emploi », aménagé par Carrefour à Paris. Des algorithmes permettent de trier tous les CV que l'enseigne reçoit chaque année, dont 700.000 en ligne. Si les magasins conservent l'autonomie de recrutement qui permet de tisser des liens avec leur environnement immédiat, tous les candidats doivent être labellisés par l'Espace emploi.

> Les Echos

Snapchat sert à recruter

L’appli à photos pour ados sert désormais à quelques grandes entreprises pour recruter. Axa Banque vient ainsi de se convertir à Snapchat il y a un mois. "Nous sommes sommes moins visibles que les grosses banques", explique Jean Prevost, DRH d'Axa et Snapchat est quotidiennement utilisé par 8 millions d'internautes en France, dont 71% ont moins de 25 ans, donc est très populaire chez la fameuse génération Z que les recruteurs cherchent à attirer dans leurs filets.

> Le Journal du Net

La formation des salariés au digital est trop poussive

8 dirigeants d’entreprise sur 10 disent que le numérique est un sujet essentiel, selon une enquête EY-OpinionWay, «mais, côté formation, ça n'avance pas. C'est très poussif ». Le rebond de l'industrie dépend donc avant tout des PME et des ETI. Mais leur montée en gamme ne se fera pas sans adaptation des salariés au numérique, expliquent les Echos qui estiment que ce sera le sujet essentiel de 2017 pour l’industrie.

> Les Echos

Hopwork, start up pour « free lancer »

La start up Hopwork vient de lever 5 millions d’euros pour mettre en lien les free lances et les entreprises. Vincent Huguet le créateur revendiquait 8 000 freelances inscrits sur sa plateforme au moment de sa création et, aujourd’hui, un an et demi plus tard, elle en compterait 35 000, dont 18 000 contacts en entreprises. Son ambition est de bâtir «un leader européen» sur le marché du freelancing. Hopwork prélève une commission entre 5 et 10% sur chaque mission.

> FrenchWeb

IBM met un milliard de dollars sur les compétences du futur

IBM va investir un milliard de dollars pour parfaire ses compétences dans les nouveaux métiers.  "De l’industrie  à l'agriculture, tous les pans de l’économie sont remodelés par la science des données et le cloud computing, explique la PDG Ginny Rometty dans Usa Today. Les emplois créés exigent de nouvelles compétences, ce qui nécessite de nouvelles approches de l'éducation, la formation et le recrutement." IBM fait de la migration vers les SMACS (Social, Mobility, Analytics, Cloud, Security) un enjeu majeur.

> Usine Digitale