Revue de presse du recrutement numérique N°18

Cette semaine, on apprend que des bornes permettent d’accéder à des offres d'emploi géolocalisées, que les start-up des RH numériques ont du mal à lever des fonds, que Google s’implante de plus en plus sur le marché du recrutement numérique et que la firme américaine forme à tour de bras au numérique.

Et si Google mettait la main sur le recrutement numérique ?

Si la principale porte d’entrée sur le web, Google, se lance sur le recrutement, la concurrence risque d’être vite balayée. Yannick Fondeur, chercheur au CNAM, partant de plusieurs initiatives récentes du géant du web étudie dans une note « Google et le marché numérique du travail » (1), une appli dévoilée fin 2016, la Cloud Jobs API. Elle propose aux recruteurs et aux candidats un «langage commun» facilitant leur coordination via les services de diffusion d’offres d’emploi et de CV. Pour l’instant les sites d’emploi, surtout Indeed le leader mondial, réussissent en dépensant des fortunes dans l’achat de mots-clés liés à l’emploi, et en s’adaptant en permanence aux algorithmes de classement de Google pour optimiser leur référencement « naturel ».  Toute la question maintenant est de savoir jusqu’où, avec ses nouvelles applis, Google veut aller pour imposer un langage commun entreprises/chercheurs et les conséquences potentielles sur l’activité des agrégateurs sont tout aussi importantes. « Il est fort probable qu’en cas de succès de son dispositif, Google développe un outil de recherche spécifiquement dédié aux offres d’emploi. Ouvrir un tel service serait d’ailleurs de nature à accélérer l’adoption de sa lingua franca, puisque son usage deviendrait la condition d’un bon référencement « naturel ». En clair, pour les agrégateurs comme pour les services publics de l’emploi, il n’y aurait plus qu’une seule langue, celle de Google.

1 http://www.cee-recherche.fr/publications/connaissance-de-lemploi/google-...

Google va former 70 000 personnes au numérique

Sébastien Missoffe, le tout nouveau patron de Google France, va accélérer fortement un programme de formation de Google pour la formation au numérique, en particulier dans les TPE PME car « souvent, pour les petites entreprises, se former sur le numérique, c’est une démarche presque aussi intimidante que remplir sa feuille d’impôt » (2). Google a intérêt à ce que les TPE PME puissent se « vendre » au mieux sur le réseau. Idem pour les universités, ville par ville, pour améliorer l’employabilité des étudiants grâce à une certification délivrée sur le marketing digital. Conception de sites web et d’applis, analyse des données, mise en place de nouveaux formats publicitaires… 50 000 emplois ne sont pas pourvus dans le numérique », estime Sébastien Missoffe.

2 http://www.ouest-france.fr/high-tech/le-patron-de-google-france-nous-all...

Levée de fonds encore timide pour les start-up des RH numériques

Une étude menée par le cabinet Oliver Wyman montre que le ticket moyen des levées de fonds pour les start-up des RH numériques ne décolle pas.  Seules 6 start-up dans le monde ont réuni plus de 100 millions de dollars depuis 2010 et 428 enregistrent des tickets inférieurs à 10 millions de dollars. En tête du palmarès des jeunes pousses qui ont fait tourner la tête des investisseurs, Zenefits. Avec un tour de table à 584 millions de dollars, la licorne est rapidement devenue l'emblème du secteur des ressources humaines, avant de s'effondrer quelques mois plus tard à la suite d'un scandale de revente d'assurances via sa plateforme. « C'est une industrie naissante, tempère Hugues Havrin, associé d'Oliver Wyman dans Les Echos. Ca va grandir et de nouveaux acteurs vont émerger. » Pour Dominique Gatto, associé chez Oliver Wyman, qui est souvent au contact des directions de grandes entreprises, « il faut que la demande des RH s'accélère. Le niveau de maturité n'est pas suffisant sur des sujets comme le Big Data ou l'intelligence artificielle ».

3 https://business.lesechos.fr/entrepreneurs/financer-sa-creation/02120428...

La première borne d’emploi interactive

Welljob, un réseau d'une trentaine d'agences d’intérim en France, vient de lancer une borne interactive d’emploi « pour stimuler les démarches impulsives ». Installées dans des lieux fréquentés, ces bornes permettent, à partir d'un écran tactile, d'accéder à des offres d'emploi géolocalisées. « Nous ciblons les personnes qui peuvent être potentiellement intéressées par un emploi tout simplement parce que l'opportunité s'en présente, qu'il s'agisse d'emplois saisonniers, de missions temporaires ou de propositions de CDI », explique Stéphane Deroeux.(4)

4 https://www.lesechos.fr/pme-regions/actualite-pme/0212028840284-interim-...

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