Revue de presse du recrutement numérique N°27

Cette semaine, dans la revue de presse du recrutement numérique, on apprend que si la blockchain peut aussi servir le recrutement, le numérique continue d’inquiéter les Français sur les questions liées à l’emploi et ne fait pas encore l’unanimité chez les RH.

La blockchain débarque dans le recrutement

ConnectJob, une start-up franco-israélienne, est en train de lever 110 millions de dollars en crypto-monnaie. ConnectJob développe une application de services à la personne, une sorte, selon les Echos, d’« Uber des services à la personne » qui fait se rencontrer les demandeurs de services (« users ») et les fournisseurs (« jobbers »). Elle permettra, à partir de 2018, de trouver des babysitters, jardiniers, coachs sportifs, ou bien de proposer ces mêmes types de services. Sécurisé, comme tout ce qui relève de la blockchain. Impiratable. ConnectJob innove une deuxième fois en lançant, depuis le 1er décembre, une levée de fonds en crypto-monnaie, bitcoin ou autres… Son objectif est de se lancer simultanément à New York, Londres et Paris. L'originalité de la start-up réside également dans son souhait de décentraliser totalement son service d'ici à 2020. Au lancement, 200 personnes seront chargées de vérifier les profils des « jobbers ». Cette activité sera réduite au fur et à mesure que la vérification de l'identité par la blockchain sera déployée. 

Les Français aiment le numérique mais en ont peur pour l’emploi

Près de 60% des Français trouvent que la société change trop rapidement selon un récent sondage Ipsos - Le Monde. Ils sont 68% chez les ouvriers. La ligne de faille est nette car les cadres et les moins de 35 ans sont majoritairement à l’aise avec le changement en cours. Si plus des deux tiers des Français estiment que le numérique est une opportunité, pour les consommateurs, leur entreprise et l’économie dans son ensemble, l’inquiétude est forte sur l’emploi. « D’ailleurs, 90 % des cadres estiment que leur métier va changer, contre 53 % des ouvriers » et, écrit Le Monde, « un Français interrogé sur deux estime désormais qu’il y aura à l’avenir nettement moins d’emplois disponibles qu’aujourd’hui. La peur des robots, notamment agitée lors de la dernière campagne présidentielle, rencontre désormais un large écho ». Plus marquant encore, le fait que si les Français estiment avoir besoin d’une formation dès maintenant, ils ne considèrent pas pourtant que se former soit suffisant « puisque les trois principaux critères avancés pour trouver un emploi aujourd’hui sont l’expérience professionnelle, le goût du travail et les relations. Et, étonnamment, les Français estiment que dans dix ans, la qualité primordiale dans ce monde changeant ne sera plus l’expérience mais la mobilité, en France et surtout à l’étranger ». Autre changement notable : les trois quarts des Français souhaitent travailler en entreprise ; seuls 25 % répondent que leur idéal serait de travailler dans la fonction publique. 

  • Plus d'information sur l'article du Monde

Les managers aiment le numérique mais les RH traînent

En France, 86% des managers considèrent la transformation numérique comme une priorité business et 84% pensent que les RH ont un rôle actif à jouer dans cette transformation. Mais, selon une enquête IDC/Cornerstone, l’adoption de modèles de fonctionnements numériques semble moins aisée en France qu’ailleurs en Europe. La résistance « culturelle » (45% en France, 43% en moyenne), les difficultés de recrutement (32% contre 27%) et de rétention des talents (30% contre 25%) sont considérés comme les principaux freins à la transformation numérique. Les outils de recrutement (pour 73% des répondants en France), de gestion de la paie (73%), des talents (71%) et de la performance des collaborateurs (70%) sont toutefois cités comme « satisfaisants », mais le taux tombe à 63% pour les outils de formation et descend même sous les 50% pour la planification de la main-d’œuvre.

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