Revue Digitale n°1

Cette semaine dans la revue digitale, on comprend un peu mieux pourquoi employés et dirigeants ne se comprennent pas toujours, quelles répercussions le digital a sur les recrutements des banques, pourquoi Microsoft a racheté LinkedIn et quelles écoles du web ont été labellisées par la Grande École du Numérique public.

Digital 1 : les employés ne comprennent pas de ce que font les dirigeants

C’est lent, trop lent. C’est en résumé ce qu’explique Capgemini, l'un des leaders mondiaux du conseil, des services informatiques et de l'infogérance, dans l’étude que la société vient de publier sur la transformation digitale des entreprises (1). Réalisée avec l’analyste Brian Solis, elle révèle que 62% des 1 700 répondants issus de 340 organisations dans 8 pays considèrent que la culture d'entreprise est le principal obstacle sur le chemin de la transformation digitale. Le plus étonnant est le fossé entre les dirigeants et les employés : « alors que 40% des cadres dirigeants estiment que leur société possède une culture digitale, seuls 27% des employés interrogés sont du même avis », explique Brian Solis. Cela tient au fait que les entreprises qui se transforment ne savent pas l’expliquer en interne, et surtout que beaucoup d’entreprises n’ont pas abordé cette transformation. Quelle que soit l’explication, l'innovation n'est toujours pas une réalité pour de nombreuses organisations. Seules 7% des entreprises interrogées ont le sentiment qu'elles peuvent tester de nouveaux concepts et les mettre en œuvre rapidement. Ce sentiment est confirmé par les employés qui sont à peine 37% à estimer que leur société possède une culture centrée sur l'innovation, l'expérimentation et la prise de risques, contre 75% des cadres dirigeants. « 62% des participants occupant un poste de direction affirment que leur entreprise a une stratégie bien définie pour atteindre ses objectifs digitaux contre 37% des employés seulement ».  En clair, les employés ne comprennent pas ce que font les dirigeants et les entreprises n'impliquent pas suffisamment les employés dans le processus de changement de culture. Ian Rogers, directeur digital du groupe LVMH, l’explique en disant que « les entreprises passent un cap lorsqu'elles prennent conscience que la transformation digitale n'est pas un problème technique, mais un changement culturel ».  « Pour rester compétitives, écrit Brian Solis, les entreprises doivent développer une culture digitale qui s'applique à l'ensemble des employés au sein de l'organisation… La culture est soit le principal inhibiteur, soit le principal catalyseur de la transformation digitale et de l'innovation. Toutefois, de nombreux dirigeants estiment déjà avoir une culture digitale, mais lorsque vous posez la question aux employés, ils ne sont pas du même avis. Ce décalage reflète l'absence d'une vision digitale, d'une stratégie et d'un plan d'exécution tactique au niveau de la direction ».

Digital 2 : le digital modifie le profil des embauches dans les banques

« Chaque année, depuis 2011, le secteur bancaire perd quelques milliers d’emplois. L’an dernier, les effectifs de l’ensemble des banques ont donc encore fondu de 0,3% par rapport à 2015, selon l’Association française des banques », explique Le Figaro (1).

Le dernier rapport de l’Association Française des Banques (AFB) (2) montre que la banque est en pleine mutation. Plus de la moitié (54,4%) des nouvelles recrues est ainsi titulaire d’un diplôme bac + 4 ou 5. L’an dernier, près de deux tiers des personnes ont été embauchées avec un statut de cadre : les postes de chargés de clientèle ont constitué près de 40% des recrutements. Les embauches ont aussi beaucoup augmenté dans l’informatique et le contrôle de conformité à la législation. « Cette évolution traduit l’importance du numérique et de la sécurité des systèmes informatiques ainsi que le poids grandissant de la réglementation pour les banques, explique Marie-Anne Barbat-Layani, directrice générale de l’AFB. La tendance est, en outre, à la montée en compétences des effectifs bancaires. Cela est motivé par la nécessité d’offrir un service plus expert et de former les salariés au digital. »

Digital 3 : Linkedin décortiqué

Si Microsoft a déboursé il y a près d’un an 26 milliards de dollars pour mettre la main sur le réseau social des « pros », c’est que LinkedIn recèle un potentiel gigantesque. Ses utilisateurs, très attentifs, lui confient des informations très précieuses… Les perspectives d’avenir sont vertigineuses et les Echos décortiquent le modèle (1).

Digital 4 : le boom des écoles du Web

419 formations ont déjà été labellisées par la Grande École du Numérique public dont « 60 % qui n’existaient pas il y a deux ans », selon Pierre Verlyck, responsable de la communication. Le Figaro fait un panorama du secteur où 50 000 emplois seraient à pourvoir (1).

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