Big Data ou comment se former à des métiers qui n’existent pas encore

Les entreprises n’arrivent pas à trouver suffisamment de candidats pour accompagner leur transformation numérique. De nombreuses écoles se sont ouvertes à ces métiers en pleine définition. 

Malgré les batailles de chiffres, il y a des vérités que personne ne conteste. Le marché du big data est considérable et se compte en milliards de dollars. 25 milliards à la fin 2016 pour le cabinet IDC (International Data Corporation), avec une croissance de 26% par an (soit six fois supérieure à celle du marché des technologies de l’information en général), il devrait atteindre 41,5 milliards de dollars en 2018.

Autre point qui fait l’unanimité, le data scientist est une denrée rare et les entreprises peinent à en trouver, malgré des salaires fortement attractifs. La raison ? Le Data est  un univers en fabrication et en constante mutation qu’il faut encore bien souvent imaginer. Créer de la valeur à partir de la collecte et de l’analyse de données est un métier encore en pleine définition. Difficile donc de s’orienter vers quelque chose que l’on ne connaît pas. Du coup, les formations, encore jeunes, à ces emplois en pleine explosion, ne font pas le plein. Et l’on se retrouve dans une situation paradoxale. 40 000 informaticiens français seraient au chômage selon Guy Mamou-Mani, président du Syntec numérique qui fédère 1200 entreprises créatrices de 10 000 nouveaux emplois chaque année. Et il manquerait 900 000 développeurs en Europe. Car il ne suffit pas, loin s’en faut, d’avoir fait des études d’informatique pour pouvoir s’attaquer aux métiers d’avenir du numérique. Face à cette pénurie, certains, comme Xavier Niel, ont créé leur école où ils forment leur propre vivier.

En retard par rapport aux Etats-Unis, l’hexagone a pourtant mis les bouchées doubles en terme de formation. Toutes les régions ont dorénavant des écoles de pointe pour former ces bêtes à sept têtes qui doivent posséder à la fois des compétences en mathématiques, en sciences humaines, en informatique… Et où même les littéraires sont les bienvenus ! L’université de technologie de Compiègne a été l’une des premières à accueillir des profils de tous horizons dans des cursus aux multiples facettes. Suivie depuis par bon nombre d’écoles. Car ces métiers où il faut à la fois être créatif, adaptable, communicatif, inventer des algorithmes, savoir programmer, gérer et analyser des données massives et leur trouver une utilité demandent un grand spectre de connaissances et, du coup, de nouvelles façons d’aborder les formations.

Télécom Paris Tech, l’un des pionniers de l’enseignement Big Data en France,  accompagne son projet d’une mise en situation professionnelle afin de mettre en perspective les enseignements théoriques. Comme l’Ensimag et l’EMSI à Grenoble. L’Essec joue sur la transversalité. La Sorbonne a ouvert un cursus pour préparer leurs étudiants à l’entreprise augmentée. Bref, chacun peut y trouver son compte. Et beaucoup voient dans les MOOCs, les formations en ligne ouvertes à tous, un  moyen privilégié de s’autoformer à la Data-Science, secteur « le plus sexy du monde » selon la prestigieuse Harvard Business Review !

Cécile Antoine

Pour en savoir plus : Dans le numérique, les candidats ne sont pas assez nombreux et Pôle emploi lance un nouveau POC : « Osez les métiers du numérique »

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